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Le comptoir des cousins dans La Tribune de Lyon

Posted jeudi, 29 juin 2017 04:42

Pour accompagner votre café II, version Tribune de Lyon par François Mailhes :)
Article par François Mailhes publié dans la Tribune de Lyon #602 du 22 au 28 juin 2017 - http://www.tribunedelyon.fr

Devinez pourquoi ce restaurant s’appelle Le Comptoir des Cousins ? Parce-que Arthur Liberty (le chef) et Gautier Renard (service en salle) sont cousins. La famille, ce n’est pas toujours l’idéal dans la vie, comme on dit chez les Villemin-Laroche, mais ici ça marche.

Arthur Liberty a fait un bout de chemin de table à Londres (Liberty ? A-t-il des liens avec le fameux tissu à fleurettes ?), quelques tours d’horloge à la Tassée, avant de reprendre, en famille, un lieu que certains ont connu jadis comme Le Saint-Cochon et, naguère, comme Une table en Italie. Rien à voir avec les prédécesseurs, respectivement Gargantua de la charcutaille et transalpinistes. Le chef, malgré un âge à ne pas avoir connu Michel Drucker de son vivant (ça marche aussi avec Giscard), a voyagé.

Voyage gustatif. L’occasion de sortir de ses valises des ceviches comme au Pérou, des tatakis de bœuf (brochettes japonaises), des travers de porc laqués (jus réduit, ketchup, tabasco, etc.), façon barbecue américain, ou des côtes d’agneau à la marocaine avec ail confit, épices et pruneaux. Voilà pour une partie des plats à partager le soir, façon diner oriental ou tapas taille Depardieu. Pour notre part, on a testé le déjeuner, dont un impeccable menu à l’ardoise entamé par un ceviche bien froid et pimenté (imaginez Uma Thurman avec un fouet) à base de lamelle de truite et de poivron. Ensuite place à deux boules intitulées tomates farcies (on a eu peur), amusante recomposition entre le recette classique française (mais d’origine grecque) et les arancines siciliens, soit une tomate surprise emplie de riz et une sphère de viande hachée, panée et frite. Fondant, croustillant, délicieux. On a trouvé de même impeccable, un poulet au vinaigre en tenue printanière accompagné de tomate, lamelles de carottes crues, oignon rouge et diverses herbes fraiches : plus loin que ne le fait la ménagère, mais sans en perdre l’esprit. On regrettera un petit manque d’intérêt pour les desserts, maison très corrects, mais sans l’âme qui habite le salé. Côté liquide, on choisit les yeux fermé les productions du domaine de Grangeneuve, le meilleur de l’appellation Grignan les Adhemar, servies avec bonne humeur par le cousins Renard (11 euros le pot).